La culture reste un casse-tête, même lorsqu’on a de l’expérience

Les fleurs de la Nérine ont quelque chose de féerique, comme si elles avaient été saupoudrées de paillettes … Seuls quelques horticulteurs sont spécialisés dans la culture de cette fleur si spéciale, un savoir-faire souvent transmis de père en fils.

Culture artisanale

La Nérine est une plante à bulbe. Les fleurs peuvent être récoltées environ six à sept mois après la plantation des bulbes. Les bulbes sont ensuite sortis de terre, séchés et conservés. Après une période de repos dans une chambre froide, les bulbes sont à nouveau plantés. « Un cultivateur de Nérine doit apporter les plus grands soins aux bulbes », dit Harry Wubben. « C’est le matériau de base pour la production de l’année suivante. » Les horticulteurs partagent leurs connaissances et leurs expériences, mais les terres sur lesquelles ils cultivent varient et donc aussi les conditions de la culture. « Cela reste un casse-tête, même si vous avez beaucoup d’expérience », avoue le producteur Robbert de Wit. « Vous pensez avoir tout compris, mais tout ne va pas toujours exactement comme prévu. La culture reste ainsi toujours intéressante. »

 Récolter chaque jour

En décalant sans cesse un peu la période de floraison, ce qui est plus facile à dire qu’à faire, il est possible de produire des Nérines toute l’année. Cela est parfait si vous souhaitez les utiliser par exemple dans des compositions florales de mariage ou de funérailles ! La véritable saison des Nérines va de la fin de l’été à l’hiver : c’est durant cette période que l’assortiment est le plus varié. « Nous avons par exemple une Nérine rouge qui ne fleurit que durant cette période » et cela me rend toujours heureux, » explique Harry. « En pleine saison », poursuit Robbert, « les plantes poussent plus facilement et nous pouvons récolter chaque jour, c’est une très belle période. Nous récoltons les fleurs lorsqu’elles montrent leur couleur mais aussi, en partie, lorsqu’une seule fleur commence à s’ouvrir. Les fleurs se montreront dans la boutique du fleuriste et vivront aussi longtemps. »

 Une sort du lot

Outre dans l’horticulture, Kitty de Jong est également active dans la sélection, et donc toujours à la recherche de nouvelles variétés. « Ce à quoi je fais attention ? Lorsque je parcours ma parcelle de sélection, je remarque toujours une variété qui sort du lot. Et si elle résiste bien aux maladies, j’ai trouvé la perle rare. Sélectionner signifie faire preuve d’une énorme patience. Nous avons beaucoup travaillé depuis douze ans et disposons aujourd’hui de nombreuses nouvelles variétés. » Avec Bas van Keulen, Kitty a également créé l’Amarine, un croisement entre l’Amaryllis et la Nérine.

Sous la lumière du soleil

Les producteurs cultivent la Nérine depuis des dizaines d’années. Pour eux aussi, cette fleur reste tout aussi fascinante qu’au premier jour. « Sa forme est un spectacle en soi », s’enthousiasme Harry. « De nombreuses superbes couleurs sont venues enrichir l’assortiment. Jadis, la Nérine n’existait qu’en rose et nous avons aujourd’hui toutes les teintes du blanc au rouge. Lorsque le soleil brille sur les pétales, des milliers de paillettes dorées scintillent. Un spectacle époustouflant ! »

Conseils pratiques et inspiration

  • La Nérine est très belle en bouquet glané. La fleur s’en détache à la perfection.
  • La Nérine est une fleur robuste. Lorsque le reste du bouquet commence à se faner, vous pouvez encore conserver la Nérine à part dans un petit vase.
  • Les Nérines aux tiges tordues (et de longueurs différentes) sont magnifiques dans les compositions florales artistiques.

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